La Presse Bisontine n°142 - page 24

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DOSSIER
La Presse Bisontine n° 142 - Avril 2013
1 et 2, passage des Arts - Avenue Gaulard - www.citedesartsetdelaculture.fr
AVEC LE PARTENARIAT
Sur les bords du Doubs, au pied de la Citadelle de Vauban,
la Cité des Arts réunit le Conservatoire à Rayonnement
Régional de musique, danse et art dramatique du
Grand Besançon et le Fonds Régional d’Art Contemporain
de Franche-Comté.
Conçu par l’architecte japonais Kengo Kuma et l’agence
française ARCHIDEV, Architectes associés, cet édifice
contemporain requalifie l’une des entrées de la capitale
comtoise et complète l’équipement du quartier
des Prés-de-Vaux, renforçant ainsi sa vocation culturelle.
Samedi 6 et dimanche 7 avril, de 10 h à 19 h, la Cité
des Arts vous ouvre grand ses portes et vous invite
à assister aux parcours artistiques et concerts du
Conservatoire et à découvrir les performances et
expositions du FRAC.
OUVERTURE
ENTRÉE LIBRE ET GRATUITE
© Nicolas Waltefaugle / nwphoto.fr
retrouvais deux jours par semaine à
Strasbourg, je venais l’accueillir à
l’aéroport, il m’engueulait quand j’étais
en retard, c’était déjà ma faille…”
Jean
Rosselot était aussi son homme à tout
faire.
“Un général organisait un cock-
tail à Strasbourg. Edgar Faure me dit :
“Téléphonez-lui et dites-lui qu’il
m’invite.”
Il était exigeant mais telle-
ment attachant.”
Et au-delà des anecdotes
comme les parties de
tarot à Port-Lesney (et
celles qui ne sont pas à
raconter) qui ont émaillé
ces années de collabo-
ration entre l’aîné et son
jeune assistant, Jean
Rosselot garde de son
mentor le souvenir d’un
homme à la stature
incroyable.
“Je ne connais
pas d’autre homme politique qui ait été
à cheval entre deux Républiques, la IV
è-
me
et la V
ème
, avec autant d’aisance et de
brio. C’est plus facile de dire quelle fonc-
tion il n’a pas occupé plutôt que de lis-
ter celles qu’il a occupées.”
On sait peut-être moins que c’est aus-
si à Edgar Faure que l’on doit, avec
l’aide précieuse de Jean Rosselot
d’ailleurs, le lancement de la coopéra-
tion transfrontalière à travers la créa-
tion de la C.T.J. (appelée aujourd’hui
ConférenceTransjurassienne) aumilieu
des années quatre-vingt. De son par-
cours national, Jean Rosselot retient
encore d’Edgar Faure d’avoir
“ressor-
ti de son cercueil la notion de Région
par un décret de 1955, et donné leur
autonomie aux Universités en 1968
quand il était ministre de l’Éducation
nationale.”
J.-F.H.
PARCOURS
Il a été son assistant
Jean Rosselot reconnaissant
envers son “père”
Avant son entrée en politique, l’élu bisontin et
ex-député Jean Rosselot a été l’assistant
d’Edgar Faure, alors député européen à
Strasbourg. Il reste marqué par l’expérience.
“Téléphonez
-lui et
dites-lui
qu’il
m’invite.”
Jean
Rosselot a
écrit deux
ouvrages sur
Edgar Faure,
notamment
un recueil de
ses 100
meilleures
répliques.
Jean Rosselot (au fond de l’image), assistait Edgar Faure qui
siégeait au Conseil régional de Franche-Comté.
P
our Jean Rosselot, Edgar Fau-
re aura eu
“la double intui-
tion géniale de créer les Régions
et l’Europe. C’est sa grande
œuvre sur le plan politique.”
C’est,
vingt-cinq ans après la disparition du
célèbre élu chauve, ce que retient Jean
Rosselot, alors jeune universitaire
quand il commence à côtoyer son aîné.
C’est par l’intermédiaire d’un autre
élu régional, Louis Souvet, que Jean
Rosselot a croisé le chemin d’Edgar
Faure.
“J’avais soutenu ma thèse de
droit public en 1980, consacrée aux
budgets des Régions. À cette époque,
tous les parlementaires étaient membres
de droit du Conseil régional.”
C’est
ainsi que le sénateur Souvet, sur les
conseils de Raymond Tourrain, autre
baron régional de la droite, a engagé
le jeune trentenaire Rosselot en tant
qu’assistant.
“Je lui écrivais tous ses
discours.”
Et c’est donc au Conseil
régional, qui n’était encore qu’une sor-
te d’antichambre de la préfecture, rue
Charles-Nodier, que Jean Rosselot a
eu ses premiers vrais contacts avec
Edgar Faure, élu depuis 1979 au Par-
lement européen de Strasbourg.
“Il
avait eu un rapport à présenter au
Parlement sur le thème de la rurali-
té. Son directeur de cabinet traînait
des pieds pour rédiger ce rapport. Je
me suis porté volontaire. Je n’ai jamais
fait un investissement aussi impor-
tant dans ma vie”
sourit Jean Rosse-
lot aujourd’hui. Le rapport rédigé par
Jean Rosselot a plu à Edgar Faure qui
lui a demandé de devenir son assis-
tant à mi-temps à Strasbourg.
“Je le
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