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BESANÇON
Des salons à l’international
ÉCONOMIE
38
Mantion : 90 ans, une santé de fer
L
a Presse Bisontine : Comment
se porte cette entreprise presque
centenaire ?
Denis Schnœbelen :
Nous essayons
toujours d’aller de l’avant par le
biais de l’innovation. Même si
nous ne sommes pas dans du
high-tech
- les ferrures de portes
coulissantes -, il y a pourtant
sans cesse de l’innovation, de la
recherche et du développement.
Il y a dix ans, nous avions envi-
ron 2 000 références de produits,
aujourd’hui il y en a plus de
3 000.
L.P.B. : Mantion travaille beaucoup
pour le secteur du bâtiment notam-
ment. La crise est-elle derrière vous ?
D.S. :
Nous avons évidemment
subi la conjoncture en repli géné-
ral et cela s’est traduit pour la
première fois par une baisse du
chiffre d’affaires l’an dernier,
mais limitée à 6 ou 7 %. Nous
avons peut-être moins subi la
crise que d’autres car nous par-
venons toujours à conquérir de
nouveaux marchés à l’étranger.
Nous avons notamment réagi
en mettant sur le marché plus
de produits et en continuant à
investir.
L.P.B. : Malgré le fléchissement mon-
dial ?
D.S. :
Justement, c’est mainte-
nant qu’il faut investir encore
plus. Nous avons un
business
model
à long terme. La mise sur
le marché d’un produit est très
longue, elle prend entre 3 et 5
ans. Si on arrête nos investis-
sements aujourd’hui, c’est dans
3 ou 4 ans qu’on va le payer.
Nous faisons un travail
d’endurance.
L.P.B. : Comment se positionne Man-
tion dans ce marché mondialisé ?
D.S. : Sur le plan français, nous
sommes les seuls fabricants de
ferrures multispécialistes, mais
paradoxalement le marché est
complètement concurrentiel en
France aussi car des fabricants
italiens, allemands, anglais ou
suisses sont présents en Fran-
ce. Sur le plan international,
nous sommes présents dans une
cinquantaine de pays. L’export
représente pour nous 30 % et
au niveau du groupe, 45 % de
notre activité se fait à l’étranger
(voir zoom plus loin).
L.P.B. : De quelle manière vous démar-
quez-vous de la concurrence ?
D.S. :
Nous travaillons beaucoup
sur la norme européenne des
ferrures de portes coulissantes,
dont nous sommes les anima-
teurs. Et surtout sur le servi-
ce. Pour un client qui passe une
commande avant midi, celle-ci
est à l’expédition 24 heures plus
tard. Ensuite, nous mettons
beaucoup d’application à accom-
pagner nos clients. Cela passe
par une
hotline
destinée à
répondre à nos clients sur leurs
chantiers, ou des logiciels que
nous mettons à disposition de
nos clients ou des artisans pour
monter leurs produits. Il y a un
vrai service technique autour
du produit, c’est cela qui nous
différencie.
L.P.B. : Pour maintenir ou renforcer
votre position à l’étranger, vous êtes
présents sur une douzaine de salons
à travers le monde tous les ans. C’est
indispensable ?
D.S. :
Plus que jamais. Nous
étions présents par exemple à
Dubaï l’an dernier, en appa-
rence au plus mauvais moment
parce que Dubaï est tombé en
crise. Mais pour reprendre une
expression, même s’il pleut chez
vous, il y a du soleil quelque
part. Cette présence nous a per-
mis de trouver un distributeur
àAbu-Dhabi pour tout le Moyen
Orient. Car à Dubaï, on touche
l’Inde, le Pakistan, l’Iran, l’Arabie
Saoudite, le Qatar, le Bah-
reïn, etc. Et à force de rencon-
trer des contacts sur les salons,
ça finit par se concrétiser. C’est
un travail de longue haleine.
L.P.B. : Comment se passe 2010 ?
D.S. :
Je resterai prudent en
disant qu’on espère juguler la
baisse. Même si on sent des fré-
missements.
L.P.B. : Vous employez 80 personnes
sur Besançon. Aucune mesure de
rigueur pour le personnel ?
D.S. :
Il n’y a pas eu de chôma-
ge technique. Pour cela, on a
lancé une opération pour le
moins originale qui s’appelle “le
mécénat de production”. C’est
une opération qui consiste à
recevoir deux artistes en rési-
dence dans l’entreprise, qui pré-
parent une sculpture. Leur
cahier des charges est de faire
un travail technique qui puis-
se aussi valoriser les salariés
de la production. Ces artistes
sont en lien avec notre bureau
d’étude et avec la production.
À l’automne, et à l’occasion de
nos 90 ans, ces œuvres seront
exposées au public, dont une
certainement dans la cour du
Palais Granvelle. On est fier de
cette action qui a compensé la
baisse d’activité. Ce sera aussi
une façon de montrer notre
savoir-faire aux Bisontins.
L.P.B. : Quand fêterez-vous les 90 ans ?
D.S. :
En octobre. Nous ferons
cela avec nos partenaires, avec
nos salariés évidemment, et
aussi avec nos clients. Je suis
très fier de les faire venir ici :
il y aura des Indiens, des Cana-
diens, des Russes… Au total,
plus de 30 nationalités.
L.P.B. : Avez-vous des projets de déve-
loppement sur Besançon ?
D.S. :
Une chose est certaine,
c’est que la production conti-
nuera à se faire sur Besançon.
Nous sommes aujourd’hui sur
un site de 15 000 m
2
. Nous avons
un projet de restructuration sur
le site existant pour retrouver
des mètres carrés.
Propos recueillis par J.-F.H.
Denis
Schnœbelen
est président
de Mantion
S.A.S. depuis
2000.
COMMERCE
Au 8, rue Pasteur
La biscuiterie Billiotte
investit le centre-ville
Déjà présente rue de Chaillot, la fabrique de biscuits
installée à Valentigney a ouvert une boutique au
centre-ville, rue Pasteur. Idées gourmandes.
Sylvie (ici), ou Adji, deux sourires accueillent le client gourmet.
Mantion
est un des
leaders des
ferrures
de portes
coulissantes.
La Presse Bisontine n° 112 - Juillet-août 2010
Malgré une conjoncture encore difficile, l’entreprise bisontine
fondée en 1920 continue à conquérir des marchés à travers
le monde où elle vend son savoir-faire en matière de ferrures
de portes coulissantes. Le point sur une année anniversaire avec
Denis Schnœbelen, le président de Mantion S.A.S.
90 ans
d’innovation
Lʼentreprise familiale a été créée
parAlexandreMantion en 1920.
Installée rue Jeanneney, vers
la gare, la société Mantion était
au départ une ferronnerie dʼart.
Mantion sʼest mis ensuite à fabri-
quer des articles de quincaille-
rie et des cadres de bicyclettes.
Elle a été reprise par Raymond
Mantion (son fils Gérard fon-
dera plus tard la société Maty),
puis a été dirigée à partir de
1964 par Daniel Verheyde.
Lʼaprès-guerre marque le vrai
développement de lʼentreprise
qui sʼest spécialisée dans les
portes coulissantes et a équi-
pé dʼinnombrables bâtiments
agricoles notamment.
Mantion sʼest installée en 1978
dans la nouvelle zone de Tré-
pillot. Lʼentreprise bisontine est
devenue un des acteursmajeurs
enmatière de ferrures de portes
coulissantes (pour portes de
placards, portails, hangars, bâti-
ments industriels, portes cou-
pe-feu…). Mantion a plusieurs
filiales en France - Bourquin
Décolletage àAmancey, Wimo-
ve àGenlis - et à lʼétranger (Alle-
magne et Pologne) pour la ven-
te. La production est centrée
sur Besançon.
Très récemment, Mantion vient
de lancer une activité destinée
aux particuliers sur la concep-
tion de portes coulissantes en
verre (www.laporteenverre.com).
M
adeleines, macarons, cannelés,
sèches du Haut-Doubs, rochers,
sablés… autant de noms évoca-
teurs dans l’univers des gourmets. La bis-
cuiterie Billiotte, créée à Valentigney en
1897, possède une dizaine de magasins
dans l’Est de la France. Le dernier à avoir
ouvert ses portes se situe au cœur de la
Boucle, rue Pasteur. Dans les anciens
locaux du collège Sainte-Ursule (qui ont
servi en 2008 au local de campagne de
Jean-Louis Fousseret), des dizaines de
gourmandises sont désormais mises en
valeur, vendues par Sylvie ou Adji.
Plus de 40 assortiments différents sont
possibles et comme chaque biscuit est
emballé individuellement, tous les choix
et les mélanges sont réalisables.
“Les clients
prennent ce qui leur convient,
sans être obligés d’acheter
une boîte entière des mêmes
gâteaux. Ils peuvent mélan-
ger, c’est l’avantage”
note Syl-
vie, une des deux vendeuses.
Pour l’été, la biscuiterie
Billiotte prépare le lance-
ment de macarons frais.
J.-F.H.
Plus de 40
assortiments
différents.